LA PROMISCUITÉ... ÇA TUE L’INTIMITÉ!?

Feb 04, 2021

Nous sommes présentement dans une période contradictoire...

 

En couple et en famille : nous vivons un manque d’intimité et un surplus d’intimité en même temps, avec les autres, et avec nous-mêmes.

Le manque d’intimité que l’on pouvait ressentir auparavant s’est transformé en « écoeurantite » d’être si collés. On peut vite se taper sur les nerfs… Et on doit protéger notre intimité avec nous même.



En télétravail : nous sommes souvent connectés à nos écrans, mais déconnectés des autres, et la situation à la maison ne favorise pas notre connexion à ce qu’on fait dans la vie…

 

Pour les besoins de la cause, définissons ce qu’on entend ici par intimité et promiscuité.

 

Le mot intimité signifie : Vie intérieure profonde, nature essentielle, caractère de ce qui lie deux personnes, un sentiment d’association proche avec autrui, et avec soi-même.

 

Le mot promiscuité signifie : Situation de voisinage ou de proximité désagréable.



Alors, moi qui est coach exécutive… pourquoi je vous parle d’intimité!?

Parce que l’intimité, c’est précieux dans chaque sphère de la vie humaine; et ça se vit aussi avec les collègues et les employés

Si vous ne l’avez pas lu, retournez à cet article que j’ai publié l’été passé :)

www.drive-coaching.com/blog/intimiteenaffaires



Ma bulle, svp…!

L’humain a besoin d’intimité.

Être proche, c’est super, mais ce qui importe c’est que la proximité soit un choix

Ceci dit, il faut bien sûr des moments où on peut aller se réfugier dans une autre intimité vitale; celle avec soi-même. 

 

À l’autre extrême, nous avons présentement des situations où la solitude devient très lourde. Cette solitude a le pouvoir de créer un bel espace pour pouvoir rencontrer le meilleur de soi, oui… mais aussi le pire de soi.

On peut donc vivre une carence de toucher, de tendresse, et d’intimité, et un manque de connexion avec ce qu’on fait et pourquoi.



Idéalement, on laisse entrer les gens que l’on choisit dans notre intimité professionnelle, en créant des liens réels et profonds, au niveau du travail. Tout en gardant les limites de notre intimité personnelle.

En étant privés d’une certaine forme de proximité et de liens significatifs au niveau professionnel, je risque de me sentir déconnecté, de sentir que le sentiment d’appartenance dont j’ai besoin s’effrite, s’amenuise, et petit à petit disparait. 

Une fois ce lien disparu, le travail devient uniquement le travail. Et je passe 6 à 8 heures par jour à me sentir isolé, seul, déconnecté, et à faire ce que j’ai à faire. 

 

Pendant quelque temps, cet état des choses peut aller…

Après un certain temps, le sens de tout ça vient être mis au défi. 

Les choses se mettent à avoir de moins en moins de sens justement. Je ne sais plus à quoi me rattacher. Ma paie vient justifier le travail que je continue de faire, peut-être, mais je peux me mettre à me demander à quoi tout ça rime. 

 

Quoi faire alors?

Faire autrement, ok... mais quoi, et comment?

Les solutions sont nombreuses. Mais en ce moment, elles ne paraissent pas si évidentes. Et vu le stress constant et surtout sournois qui est vécu par la majorité, consciemment ou non, l’effort supplémentaire à fournir pour arriver à faire autrement peut paraître colossal. 

Plusieurs sont en carence de moyens appropriés pour vivre cette période sans en avoir peur ou être troublés.

 

On retourne donc à l’importance de l’intimité avec soi et à celle avec nos proches.

 

Pour commencer, la question à se poser est la même, peu importe votre situation  :

 

Qu’est-ce qui est VRAIMENT important pour vous?

Vous devez reprendre le pouvoir de (re)choisir vos priorités.



Oui, pour certains, les besoins à combler sont les besoins de base. 

On se retrouve en bas de la pyramide de Maslow, à se demander de quoi va être fait demain. 

 

La résilience, le courage, la foi, l’audace, la reprise de pouvoir, sont donc mis à l’épreuve.

Et si ces moments éprouvants et remplis de défis pouvaient être transformés en moments d’intimité, en tremplin, en levier?

 

Est-ce que c’est facile? Non. Ce n’est pas facile. 

Agir en ce moment, c’est tout un défi.

Pas où commencer? Surtout quand on est fatigué, découragé, inquiet…

(Je le suis par moment moi aussi.)

 

Mais... je sais aussi, qu’à tout moment, j’ai la possibilité de CHOISIR! 

Je ne subis pas la vie ni les contraintes. Je navigue à l’intérieur de celles-ci et je fais des choix. Si vous prenez le temps (et je vous le suggère réellement) de revoir les films « Amélie Poulain » ou « La vie est belle », ou encore « Jojo Rabbit », par exemple, vous vous souviendrez qu’il est possible de retrouver et surtout de cultiver des lueurs d’espoir, même dans les pires conditions.

 

Que feriez-vous pour provoquer, en respect de votre entourage, des brefs moments d’intimité avec vous-même? Ou avec les autres?

J’entends déjà des gens qui ronchonnent en disant, « oui, mais je n’ai pas le choix… je ne peux juste pas. » 

 

Voici donc des conseils concrets pour vous :

 

Pour ceux qui se sentent trop isolé :

Faites le choix d’un effort conscient pour créer des moments où vous allez pouvoir vous retrouver dans une intimité choisie. Seul, faites l’effort de vous faire un repas qui vous plait, qui vous fait du bien, mettez-vous des chandelles même si vous êtes seul, apportez papier crayon et profitez-en pour écrire une lettre à un être cher, à une personne à qui ça fait longtemps que vous n’avez pas parlée. 

 

Comme dans l’exemple du film « La vie est belle », ceux qui s’en sortent sont ceux qui arrivent à voir autrement. 

À provoquer des choses dans leur propre vie. 

À ne pas se sentir victime d’une situation. 

À revenir à ce qui est important pour eux. 

À se demander ce qui fera RÉELLEMENT une différence. 



Pour ceux qui doivent préserver leur bulle :

Prenez un bain, même si ce n’est que pour 5 ou 10 minutes. 

Relaxez et mettez de la musique qui vous fait du bien. 

Demandez à votre conjoint(e) de rester avec les enfants pendant que vous prenez une marche à l’extérieur, autour du bloc comme on dit, ou écoutez une émission sur un sujet qui vous passionne ou qui vous passionnait. Ressortez un instrument de musique que vous avez laissé de côté depuis trop longtemps. Invitez votre douce moitié à souper sur une petite table improvisée montée dans la chambre à coucher, pendant que les enfants écoutent un film. 

Faites une liste de ce qui est possible pour vous, et faites l’effort de réaliser ces idées.

 

--

Ma propre expérience ces temps-ci

 

Après plusieurs jours en confinement avec ma fille, je prenais régulièrement des bains. J’apportais un bon livre, des choses à étudier, mon travail, mon cahier d’écriture. Après une journée de travail particulièrement éprouvante, avant de me mettre au souper (et de le faire en grognant…) je prends une pause. 

Je vais marcher 10 à 15 minutes. Il fait froid? Et bien je m’habille plus chaudement! 

Est-ce que ça me demande un effort? OUI!!!!!! Est-ce que je sais qu’il y aura des bénéfices pour moi autant que pour ma fille, OUI! 

Je constate que la promiscuité peut aussi vouloir dire renforcer les liens!

Après tout ce temps et toutes ces contraintes, je me sens plus près de ma fille que jamais. Nous avons recommencé à jouer à des jeux de société, à regarder des films qui nous plaisent, nous laissons nos bébelles électroniques dans une boîte, loin de nous, durant les repas, et durant nos activités. Nous allons prendre des marches dans le bois tout près, nous avons même fait un test amusant l’autre weekend, nous n’avons pris que des jus et des potages! Et nous avons bien rigolé de nous voir reprendre le premier repas après deux jours! 

Ça a fait du bien au corps, au cœur, et à l’humour! Est-ce que ça a demandé des efforts? OUI! Est-ce que ça nous a demandé de faire autrement? OUI! Est-ce que ça a été payant? Oui!!!! 

Quand je sens que la moutarde est sur le point de me monter au nez, AVANT de crier ou de m’impatienter, je trouve une façon de revenir en intimité avec moi-même

J'écoute ces signaux qui m’annoncent que je suis sur le point de me sentir envahie.

Je ne laisse pas la tension monter au point où je vais me sentir coupable d’avoir dépassé mes limites.

 

Parce que...

Je veux rester la personne sur qui je peux compter. 

Je veux rester la personne de qui je vais être fière, pendant, et après tout ça. 

Je ne peux pas me permettre d’attendre que ce soit fini avant de reprendre mes esprits et de créer des habitudes et des rituels qui me font du bien, j’ai à reprendre le pouvoir MAINTENANT! 

 

J’ai à faire des choix qui vont créer des moments qui me font du bien, tant bien que mal. C’est essentiel. 

Pourquoi? Parce que je ne sais pas combien de temps ça va durer. Et parce que tant qu’à être dans une situation dans laquelle je n’ai pas le pouvoir sur bien des choses, je choisis d’avoir du pouvoir sur tout ce qu’il me reste. 

 

Il faut se faire aller les idées, voici quelques-unes des miennes :

  • J’ai pelleté tout autour du foyer extérieur, j’ai déneigé les chaises, et je vais nous créer des petits moments d’intimité mère-fille où on va sortir se faire un feu après le souper, et manger des guimauves! 
  • Je vais faire bouillir du sirop d’érable et sortir faire de la tire sur neige, ou apporter mon brûleur, une petite casserole et une canne de sirop d’érable pour le faire lors d’une pause en randonnée.
  • Je vais monter la tente dans le salon pour faire une soirée de jeux sous la tente. 
  • Je vais faire un pique-nique au salon sur une grande nappe. 
  • Je vais écrire une lettre manuscrite à mon amoureux et lui poster, après avoir mis un timbre! …Même s’il habite à la même adresse que moi. ;) 

Vous voyez ce que je veux dire?!?!!

 

Oui, ça prend du temps et des efforts faire tout ça.

Je le fais par choix et par plaisir, tout en étant consciente de mes limites. 

Il faut le prendre ce temps pour ce qui est important pour nous.

En passant, je suis comme vous… J’ai mes sautes d’humeur, mes impatiences, mes petits moments de découragement, mes inquiétudes. Je choisis de ne pas laisser toutes ces choses venir me pourrir la vie. Et je sais surtout que quand je prends le temps de faire des choix qui résonnent pour moi, je crée de la magie, pour moi ET pour les autres. 

Si Guido dans « La vie est belle » peut le créer pour lui-même autant que pour son fils, et laisser un héritage derrière lui dont il est fier, et bien nous le pouvons aussi peu importe les circonstances. 

 

Et pour le couple?

Promiscuité peut rimer avec intimité?

Se réserver un moment de couple, dix minutes par soir, pour se demander comment a été notre journée, en se regardant dans les yeux, les cellulaires fermés, dans une boîte, loin de la chambre, c’est ultra bénéfique. 

(Si vous utilisez votre cellulaire comme réveil-matin, je vous suggère de le laisser dans une pièce voisine, vous devrez vous lever pour arrêter la sonnerie, encore mieux pour le réveil! Ou alors achetez un véritable cadran. En évitant d’avoir son cellulaire dans sa chambre, on préserve un environnement propice à l’intimité, au sommeil et à la santé!)

Se réserver du temps de couple pour recréer cette intimité dont TOUS les êtres humains ont besoin, en se donnant un moment pour simplement se caresser les cheveux, comme on faisait au début, et se trouver beau, malgré le corps qui a changé. Rechercher cette beauté chez l’autre et accepter qu’il prenne le risque de la chercher chez soi! ;) 


Si tout ça vous semble fou, démesuré, loufoque, et bien peut-être est-il temps de regarder vos priorités et de vous demander à quoi vous avez envie que votre vie ressemble, en ces temps difficiles, comme après (en acceptant qu’on ne sait pas quand ce « après » arrivera).



Avez-vous réellement envie de mettre votre vie sur pause? 

Car se sentir impuissant et rester dans ce sentiment va inévitablement tuer l’intimité. Peut-être votre intimité est-elle en ce moment sur respirateur artificiel, peut-être que la flamme est très faible et dangereusement vacillante, mais ce texte est une invitation à agir pendant qu’il est encore temps. On peut même sortir du coma, on peut donc sortir de l’apathie et du découragement. 

Pour terminer, si vous sentez avoir dépassé cet état où il vous semble encore possible de choisir et de revenir à ce qui vous tient à cœur, il est probablement temps d’aller chercher de l’aide. 

Il est important de ne pas sous-estimer cet intime appel.

Josée explique comment Prospère & Heureuse reprend son cours!

 

Josée explains how Prosperous & Happy Mom is coming back, right on time!

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Free Life Feels Good - Liberté intérieure!

Dans ce premier épisode de "Free Life Feels Good" - ou "Quand Vivre Librement goûte Bon", Pierre Bonneau, psychologue depuis plus de 45 ans, nous entretient sur la liberté intérieure. 

In this very first epidose of  "Free Life Feels Good", Pierre Bonneau, Psychologist for over 45 years, talks to us about fostering inner freedom.

 

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